Prévention du cancer du poumon

À l'occasion de la Journée mondiale du cancer du poumon (1er août), penchons-nous sur la prévention de ce cancer.

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Éviter les facteurs de risque et augmenter les facteurs protecteurs peut contribuer à prévenir le cancer du poumon.

Éviter les facteurs de risque de cancer peut contribuer à prévenir certains cancers. Parmi ces facteurs, on retrouve le tabagisme, le surpoids et le manque d'exercice physique. Adopter des comportements protecteurs, comme arrêter de fumer et faire de l'exercice, peut également contribuer à prévenir certains cancers. Parlez-en à votre médecin ou à un autre professionnel de la santé pour savoir comment réduire votre risque de cancer.

 

Voici les facteurs de risque du cancer du poumon :

Mise en page d'infographies en oncologieIllustration du concept de pollution

1. Fumer des cigarettes, des cigares et de la pipe

Le tabagisme est le principal facteur de risque du cancer du poumon. Fumer des cigarettes, des cigares et la pipe augmente ce risque. Le tabagisme est responsable d'environ 9 cas de cancer du poumon sur 10 chez les hommes et d'environ 8 cas sur 10 chez les femmes.

Des études ont montré que fumer des cigarettes à faible teneur en goudron ou en nicotine ne réduit pas le risque de cancer du poumon.

Des études montrent également que le risque de cancer du poumon lié au tabagisme augmente avec le nombre de cigarettes fumées par jour et la durée du tabagisme. Les fumeurs présentent un risque de cancer du poumon environ 20 fois supérieur à celui des non-fumeurs.

2. Fumée secondaire

L’exposition à la fumée secondaire est également un facteur de risque de cancer du poumon. La fumée secondaire est la fumée qui se dégage d’une cigarette ou d’un autre produit du tabac qui se consume, ou qui est expirée par les fumeurs. Les personnes qui inhalent de la fumée secondaire sont exposées aux mêmes agents cancérigènes que les fumeurs, mais en plus faible quantité. On parle alors de tabagisme passif.

3. Antécédents familiaux

Les antécédents familiaux de cancer du poumon constituent un facteur de risque. Les personnes ayant un proche atteint d'un cancer du poumon présentent un risque deux fois plus élevé d'en développer un que celles n'ayant pas d'antécédents familiaux. Le tabagisme étant souvent héréditaire et les membres d'une même famille étant exposés au tabagisme passif, il est difficile de déterminer si l'augmentation du risque de cancer du poumon est due aux antécédents familiaux ou à l'exposition à la fumée de cigarette.

4. Infection par le VIH

L’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA), est associée à un risque accru de cancer du poumon. Les personnes infectées par le VIH peuvent présenter un risque de cancer du poumon plus de deux fois supérieur à celui des personnes non infectées. Étant donné que le tabagisme est plus fréquent chez les personnes infectées par le VIH que chez les personnes non infectées, il est difficile de déterminer si l’augmentation du risque de cancer du poumon est due à l’infection par le VIH ou à l’exposition à la fumée de cigarette.

5. Facteurs de risque environnementaux

  • Exposition aux rayonnements : L’exposition aux rayonnements est un facteur de risque de cancer du poumon. Les rayonnements des bombes atomiques, la radiothérapie, les examens d’imagerie et le radon sont des sources d’exposition aux rayonnements.
  • Rayonnement des bombes atomiques : L’exposition aux radiations après une explosion de bombe atomique augmente le risque de cancer du poumon.
  • Radiothérapie : La radiothérapie thoracique peut être utilisée pour traiter certains cancers, notamment le cancer du sein et le lymphome de Hodgkin. Ce traitement utilise des rayons X, des rayons gamma ou d’autres types de rayonnements susceptibles d’accroître le risque de cancer du poumon. Plus la dose de rayonnement reçue est élevée, plus le risque est important. Le risque de cancer du poumon après une radiothérapie est plus élevé chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.
  • Examens d'imagerie : Les examens d'imagerie, comme la tomodensitométrie (TDM), exposent les patients à des radiations. Les TDM spiralées à faible dose exposent les patients à une dose de radiation moindre que les TDM à dose plus élevée. Dans le cadre du dépistage du cancer du poumon, l'utilisation de TDM spiralées à faible dose permet de réduire les effets nocifs des radiations.
  • Radon : Le radon est un gaz radioactif issu de la désintégration de l’uranium présent dans les roches et les sols. Il s’infiltre à travers le sol et se répand dans l’air ou l’eau. Le radon peut pénétrer dans les habitations par des fissures dans les planchers, les murs ou les fondations, et sa concentration peut augmenter avec le temps.

Des études montrent que des niveaux élevés de radon à l'intérieur des habitations ou des lieux de travail augmentent le nombre de nouveaux cas de cancer du poumon et le nombre de décès dus à ce cancer. Le risque de cancer du poumon est plus élevé chez les fumeurs exposés au radon que chez les non-fumeurs exposés. Chez les personnes n'ayant jamais fumé, environ 26 % des décès par cancer du poumon sont liés à une exposition au radon.

6. Exposition en milieu de travail

Des études montrent que l'exposition aux substances suivantes augmente le risque de cancer du poumon :

  • Amiante.
  • Arsenic.
  • Chrome.
  • Nickel.
  • Béryllium.
  • Cadmium.
  • Goudron et suie.

Ces substances peuvent provoquer un cancer du poumon chez les personnes exposées sur leur lieu de travail et n'ayant jamais fumé. Plus le niveau d'exposition est élevé, plus le risque de cancer du poumon augmente. Ce risque est encore plus important chez les personnes exposées qui fument également.

  • Pollution atmosphérique : des études montrent que vivre dans des zones où les niveaux de pollution atmosphérique sont plus élevés augmente le risque de cancer du poumon.

7. Suppléments de bêta-carotène chez les fumeurs invétérés

La prise de suppléments de bêta-carotène (comprimés) augmente le risque de cancer du poumon, surtout chez les fumeurs qui consomment un paquet ou plus par jour. Ce risque est encore plus élevé chez les fumeurs qui consomment au moins une boisson alcoolisée par jour.

 

Voici les facteurs protecteurs contre le cancer du poumon :

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1. Ne pas fumer

Le meilleur moyen de prévenir le cancer du poumon est de ne pas fumer.

2. Arrêter de fumer

Les fumeurs peuvent réduire leur risque de cancer du poumon en arrêtant de fumer. Chez les fumeurs ayant déjà été traités pour un cancer du poumon, l'arrêt du tabac diminue le risque de récidive. Le soutien psychologique, l'utilisation de substituts nicotiniques et les antidépresseurs ont aidé de nombreux fumeurs à arrêter définitivement.

Chez une personne ayant arrêté de fumer, les chances de prévenir un cancer du poumon dépendent de la durée et de la quantité de tabac consommée, ainsi que du temps écoulé depuis l'arrêt. Après 10 ans d'arrêt du tabac, le risque de cancer du poumon diminue de 30 % à 60 %.

Bien que l'arrêt du tabac sur une longue période puisse réduire considérablement le risque de décès par cancer du poumon, ce risque ne sera jamais aussi faible que chez les non-fumeurs. C'est pourquoi il est important que les jeunes ne commencent pas à fumer.

3. Réduction de l'exposition aux facteurs de risque en milieu de travail

Les lois protégeant les travailleurs contre l'exposition à des substances cancérigènes, comme l'amiante, l'arsenic, le nickel et le chrome, peuvent contribuer à réduire leur risque de cancer du poumon. Les lois interdisant de fumer sur le lieu de travail contribuent à réduire le risque de cancer du poumon lié au tabagisme passif.

4. Réduction de l'exposition au radon

Réduire les niveaux de radon peut diminuer le risque de cancer du poumon, notamment chez les fumeurs. Il est possible de réduire les niveaux élevés de radon dans les habitations en prenant des mesures pour prévenir les fuites, comme l'étanchéification des sous-sols.

 

On ignore si les mesures suivantes diminuent le risque de cancer du poumon :

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1. Régime alimentaire

Certaines études montrent que les personnes qui consomment beaucoup de fruits et légumes présentent un risque de cancer du poumon plus faible que celles qui en consomment peu. Cependant, comme les fumeurs ont généralement une alimentation moins saine que les non-fumeurs, il est difficile de déterminer si cette diminution du risque est due à une alimentation plus équilibrée ou à l'absence de tabagisme.

2. Activité physique

Certaines études montrent que les personnes physiquement actives présentent un risque de cancer du poumon plus faible que les personnes sédentaires. Cependant, comme les fumeurs ont généralement des niveaux d'activité physique différents de ceux des non-fumeurs, il est difficile de déterminer si l'activité physique influe sur le risque de cancer du poumon.

 

Les éléments suivants ne diminuent pas le risque de cancer du poumon :

1. Suppléments de bêta-carotène chez les non-fumeurs

Des études menées auprès de non-fumeurs montrent que la prise de suppléments de bêta-carotène ne réduit pas leur risque de cancer du poumon.

2. Suppléments de vitamine E

Des études montrent que la prise de suppléments de vitamine E n'a pas d'incidence sur le risque de cancer du poumon.

 

Source:http://www.chinancpcn.org.cn/cancerMedicineClassic/guideDetail?sId=CDR62825&type=1

 


Date de publication : 2 août 2023